<strong>Le réseau GRATUIT n°1 de conseillers de proximité</strong> qui vous rencontrent à domicile, vous conseillent et vous accompagnent !

Maisons de retraite : Michèle Delaunay veut "une régulation des tarifs"

21/08/2013

L’un des objectifs de la réforme de Michèle Delaunay, la ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l'Autonomie porte sur l’amélioration d'accès des personnes âgées aux maisons de retraite et établissements pour personnes âgées "sous couvert d'une régulation des tarifs" a-t-elle affirmé à Marseille, lors du 13e congrès national des maisons de retraite privées.

Pour y parvenir, la ministre déléguée compte sur l’amélioration des aides publiques pour l'accès aux établissements pour personnes âgées.

"Nous devons, en concertation avec tous les acteurs du secteur, réfléchir aux mécanismes de régulation permettant l'accès pour tous aux maisons de retraite", a indiqué la ministre dans la perspective de sa réforme sur la prise en charge des personnes âgées. En effet, "il existe de fortes disparités de tarifs entre maisons de retraite, impliquant de fortes inégalités d'accès, commente-t-on dans l'entourage de Michèle Delaunay.

Alléger les dépenses des familles, Le placement d'une personne âgée en maisons de retraite (hors aides) s'élève à 1.500 euros par mois en moyenne et peut coûter jusqu'à 3.000 euros par mois en région parisienne.

Les aides accordées aux familles aujourd’hui ne couvrent qu'un quart des dépenses.  "Alors que le coût moyen brut est à 1.938€ (377€ pour la dépendance et 1.554€ pour l'hébergement), l'aide totale quant à elle est en moyenne de l’ordre de 470€ (dont 230€ pour l'APA)", indique-t-on au cabinet de la ministre. Les familles se trouvent donc à payer une fois les aides publiques déduites ce qu'on appelle "un reste à charge". "Notre objectif est donc de peser sur ce reste à charge", ajoute-t-on du côté du ministère.

Craignant que l'augmentation des aides publiques entraîne la hausse des tarifs pratiqués par les maisons de retraite, la ministre déléguée a affirmé sa volonté que "les dispositifs d'aides" ne créent pas "d'effet d'aubaine, comme pour le logement".

Du côté des professionnels du secteur privé, la déléguée générale du Syndicat national des maisons de retraite privées (Synerpa), Florence Arnaiz-Maumé, a affirmé son hostilité au plafonnement du prix de journée. "Le plafonnement ne nous apparaît pas comme une solution, car 80% des établissements ont déjà leurs tarifs plafonnés, et ça n'a pas réglé le problème des familles sur l'accessibilité" a-t-elle déclaré, soulignant que les maisons privées ne représentent que 20% de l'offre, majoritairement constituée "de maisons de retraites publiques et associatives". Ainsi, le Synerpa plaide pour une aide ciblée en fonction des conditions de ressources qui viserait les classes moyennes.

Source : Le Blog Retraite Sereine


comments powered by Disqus