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Baisse des températures et risque de CRISE CARDIAQUE (MCV)

16/09/2013

Deux études, présentées au Congrès de European Society of Cardiology (ESC) montrent qu’une baisse de 10 degrés de température, en toutes saisons, est associée à une augmentation de 7% (OR 1,07; IC 95%; 1,4 à 1,11) du risque de crise cardiaque. Le risque est cependant plus élevé l’hiver.

L’infarctus aigu du myocarde (IAM) ou crise cardiaque Étaient fréquemment déclenchés par la pollution ou le froid, dorénavant, les nouvelles données permettent d’optimiser la prévention cardiaque, en particulier chez les plus fragiles.

Une première étude effectuée par 32 centres belges spécialisés entre 2006 et 2009 a évalué l’ensemble des facteurs environnementaux indépendants de crise cardiaque à partir des données de 15.964 cas ayant donné lieu à intervention coronarienne. Les victimes de crise cardiaque étaient âgées en moyenne de 63 ans, et étaient à 75% des hommes.

A partir de mesures quotidiennes dans 73 sites météorologiques belges, dont la pollution d'air avec la concentration de particules fines (PM10 et PM2.5) et de fumée, les mesures de température et d'humidité ont permis d’obtenir des données météorologiques hebdomadaires moyennes.

L'analyse révèle une corrélation entre la pollution de l'air et la crise cardiaque et une corrélation inverse entre la température et la crise cardiaque. Pour chaque diminution de 10 degrés Celsius, la température s’avère indépendamment corrélée avec une augmentation de 7% du risque de crise cardiaque. Il n’a pas été identifié d’association indépendante entre les niveaux de pollution atmosphérique (OR = 1,01) et le risque cardiaque. Par contre, l’effet température a été constaté aussi en dehors de la période hivernale. Il en a été déduit que ce n’est pas le niveau mais la différence de niveau qui peut déclencher la crise. Ce constat a été vérifié également pour une différence entre l’intérieur et l’extérieur.

Par ailleurs, les auteurs expliquent, qu’en dessous de 10 degrés, toute baisse de température n’a plus d’effet cardiaque. C’est l'augmentation de l'agrégation plaquettaire et de la viscosité du sang lors de l'exposition au froid qui favorise la thrombose et la formation de caillots.

Les auteurs concluent enfin, que la baisse de température est de loin le déclencheur le plus important, l’impact de la pollution atmosphérique aurait un effet négligeable. Les populations fragiles devraient donc réduire leur risque en évitant de grandes variations de température, en toutes saisons. Mais le risque reste plus élevé l’hiver :

Une seconde étude (Lausanne, Suisse) présentée au Congrès et menée dans 7 pays européens qui a été réalisée sur les données de plus de 100.000 sujets européens âgées de 35 à 80 ans (dont 1.626 en France), suggère que les facteurs de risque cardiovasculaires augmenteraint durant les mois d'hiver.

Les mesures identifiées qui illustrent l’augmentation du risque, sont :

  • l’augmentation de la pression systolique de 0,76 mmHg en janvier et sa diminution de 1.72 mmHg en août,
  • la pression diastolique (+ 0,26 mmHg en janvier, et diminution de 0.45 mmHg en août),
  • le tour de taille (+ 0,45 cm en janvier, et diminution de 0,51 cm en août).
  • le cholestérol, total, HDL, LDL, les triglycérides et la glycémie ne présentent pas de variations saisonnières.

L’étude confirme donc l’intérêt d’une prévention renforcée des MCV au cours des mois d'hiver.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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