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L'INSEE publie deux études sur le vieillissement démographique et les bénéficiaires de l'APA en 2040

29/09/2013

Le maintien d'une fécondité relativement élevée et d’un flux migratoire de l'ordre de 100 000 entrées annuelles devraient suffire à préserver la France d'un processus de vieillissement par le bas, celui qui découlerait d'une baisse de la population d'âge actif. C'est le constat d'une analyse de l'INSEE publiée le 17 septembre.

Bonne nouvelle pour notre pays, le vieillissement se fait donc par le haut, c'est-à-dire par une croissance du nombre de plus de 60 ans, qui provient de l'allongement de la durée de vie et de l'arrivée progressive aux âges élevés des générations nombreuses du baby-boom. Le vieillissement a tendance à s'accélérer de 2006 à 2035, avec l'arrivée des baby-boomers, puis il ralentira ensuite à partir de 2035-2040.

Autre étude de l'INSEE, celle portant sur le coût de la prise en charge des personnes âgées dépendantes à l'horizon 2040. Selon le scénario central de projections réalisées par la DREES , il y aurait 1,5 million de bénéficiaires de l'allocation personnalisée d'autonomie (l’APA) en 2025, puis 2 millions en 2040 (1,7 et 2,2 millions selon les hypothèses optimiste et pessimiste), contre 1,2 million début 2012.

Selon un scénario économique de référence, le besoin total de financement sur le champ de l'APA passerait de 7,7 Md€ en 2010 à 12,4 Md€ en 2025, puis à 20,6 Md€ en 2040.

L'INSEE analyse les conséquences à venir sur le panel des personnes âgées qui ont perdu leur autonomie. Aujourd'hui, le financement public couvre 68 % du coût de la dépendance. Cette part qui est déjà insuffisante pour une partie des personnes âgées va encore être appelée à reculer en l'absence de réforme.

La revalorisation de l'APA, avec des barèmes indexés sur les prix, ne suit pas l'évolution du coût de prise en charge de la dépendance. La part des dépenses couvertes par les aides publiques tomberait à 61 % en 2040. Tous ces constats ne portent que sur le champ de l'APA.

Il faut rappeler que ces dépenses ne constituent qu'une partie du coût total de la prise en charge de la dépendance.

Dans les trois scénarios retenus (optimiste, intermédiaire, pessimiste) la perte d’autonomie lourde (GIR 1 et 2) reste stable, et les écarts se font sur la perte d’autonomie modérée (GIR 3 et 4). Le nombre de personnes légèrement dépendantes en institutions augmenterait, et à partir de 2025, l’augmentation serait plus nette pour les personnes fortement dépendantes (GIR 1 et 2).

Source:   Le Blog Retraite Sereine


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