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Les fumeurs qui s’arrêtent, peuvent gagner des années de vie

07/09/2013

 Une étude publiée dans EurkAlert, présentée au Congrès 2013 de l’European Society of Cardiology par le Dr Emberson, et qui a été réalisée par des scientifiques britanniques à partir du suivi de l'état de santé de 7.000 participants âgés en moyenne de 77 ans (66 à 97) sur la période 1997-2012 a mis évidence que les fumeurs qui s’arrêtent même après 70 ans peuvent encore gagner 4 années de vie.

Les chercheurs ont évalué le risque de décès toutes causes confondues et par cause en fonction de l’histoire tabagique des participants. Les facteurs de confusion, comme l’âge bien sûr, mais aussi les antécédents de maladies chroniques ont été pris en compte dans l’analyse.

Le Dr Emberson a indiqué qu’en dépit de la baisse récente du nombre de gens qui fument et la teneur en goudron des cigarettes, le tabagisme demeure la principale cause évitable de décès en Europe, il a ensuite ajouté « des études antérieures avaient démontré que le tabagisme prolongé est associé à une perte d’espérance de vie de 10 ans environ, et que 25% des fumeurs sont tués par tabac avant l'âge de 70 ans. Par contre, si on cesse de fumer à 30, 40, 50 ou 60 ans, on pourrait gagner, en moyenne, 10, 9, 6 ou 3 ans.

Il faut savoir qu’il faut s’être arrêté depuis 25 ans au moins pour se débarrasser totalement des effets du tabagisme, évidemment plus on s’arrête tôt, plus les effets se réduisent. Ensuite, même si on s‘arrête à un âge avancé, on peut encore gagner quelques années de vie. S’arrêter par exemple à 70 ans, cela permettrait de gagner encore 4 années de vie.

Les principaux résultats confirment l’impact sanitaire pérenne du tabac :

Au cours des 15 années de suivi, 5.000 des 7.000 participants sont décédés.

Le taux de décès chez les fumeurs actuels est de 50 % plus élevé que chez les non-fumeurs (HR : 1,50) toutes causes confondues :

  • 34% plus élevé en raison d'une maladie vasculaire (HR : 1,34),
  • 74% plus élevé en raison d’un cancer (HR : 1,74),
  • plus de multiplié par 2, en raison d’une maladie respiratoire (HR = 2,39).

Le taux de décès chez les anciens fumeurs est de 15 % plus élevé que chez les non-fumeurs (HR : 1,15), principalement en raison de :

  • de 24% plus élevé en raison d'un cancer (HR : 1,24),
  • de 58% plus élevé en raison d’une maladie respiratoire (HR : 1,58).

Il faut 25 ans d’arrêt pour remettre les compteurs à 0 Par rapport aux personnes n'ayant jamais fumé.

  • les hommes qui ont cessé de fumer au cours des 25 années précédentes (dans l’étude la moyenne était de 14 ans) ont un taux de mortalité supérieur de 28% (HR : 1,28)
  • les hommes qui ont cessé de fumer il y a plus de 25 ans n'ont pas de risque accru de décès (HR : 1,05).

Ainsi, l’espérance de vie moyenne à 70 ans est de :

  • 18 ans chez les hommes qui n'ont jamais fumé
  • 16 ans pour les hommes qui ont arrêté de fumer avant l'âge de 70 ans,
  • 14 ans chez les hommes qui fument encore. À 70 ans.

Les deux tiers des personnes n'ayant jamais fumé (65%), mais seulement la moitié des fumeurs actuels (48%), ont survécu à partir de 70 ans jusqu'à 85 ans.

En conclusion, le tabagisme ne cesse d'augmenter le risque de décès chez les personnes âgées. Le risque chez les anciens fumeurs diminue au fil du temps écoulé depuis l’arrêt du tabac et il faut attendre 25 ans pour effacer l’effet du tabagisme sur le risque de mortalité prématurée.

Dr Robert Clarke coordinateur de l'étude, a conclu: "Nous avons montré que, même si un fumeur est assez chanceux pour survivre à 70 ans, ils perdraient encore, environ 4 ans de durée de vie par rapport aux hommes qui n'ont jamais fumé. Cesser de fumer est donc bénéfique à tout âge et il n’est vraiment jamais trop tard pour arrêter".

Source:   Le Blog Retraite Sereine


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