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Les projets européens ERA-AGE sur le défi du vieillissement de l’Europe

12/09/2013

Des scientifiques et des chercheurs tentent avec les projets Espace européen de la recherche sur le vieillissement (ERA-AGE) de trouver des solutions et des stratégies pour faire face efficacement au défi du vieillissement de la population européenne. En effet, l’Europe voit ses peuples vieillir.

Un Espace européen de la recherche multidisciplinaire dans le domaine du vieillissement a été crée ce qui a permis à l’Europe d’affecter un budget en la matière (1,7 million d'euro en soutien financier).

Le projet ERA-AGE a consolidé des compétences et des connaissances pour coordonner la recherche sur le vieillissement de l’Europe et suite au succès de la première phase d'ERA-AGE, le second volet est lancé pour s'assurer des bénéfices d'ERA en matière de vieillissement dans le long terme.

Le coordinateur d'ERA-AGE Alan Walker, professeur de politique sociale et de gérontologie sociale à l'université de Sheffield, au Royaume-Uni a expliqué qu’ «On définit le vieillissement de diverses manières. Le public et les décideurs politiques le considèrent souvent en termes chronologiques, ayant 60 ou 65 ans comme seuil, je préfère le considérer en termes fonctionnels. Les compétences et capacités d'un individu, en d'autres mots, les dégâts imposés aux corps et à l'esprit au cours de la vie d'une personne. Cela est très important car la structure des sociétés européennes est en pleine évolution d'un point de vue fondamental, nous nous retrouvons avec une population plus âgée et de moins en moins de jeunes, et l'espérance de vie est repoussée d'année en année et il y a considérablement plus de seniors».

Avant le lancement des projets, l'équipe ERA-AGE avait déterminé que l'un des plus gros problèmes auxquels était confrontée la communauté des chercheurs sur le vieillissement était le manque de coordination. Chaque pays travaillait dans son coin sans se soucier de celles des pays également impliqués. Ainsi, les efforts de recherche étaient fortement dupliqués. De fait, le programme ERA-NET, a permis de rassembler les organisations de recherche nationales en un effort coordonné.

Pour le professeur Walker, la contribution d’ERA-AGE 1 et 2 était multiple, dont notamment l'association des partenaires en un consortium pour partager les connaissances et les bonnes pratiques des programmes de recherche sur le vieillissement.

Un programme post-doctoral FLARE (« Future Leaders of Ageing Research in Europe »), conçu pour aborder le problème de renforcement de capacités a été lancé et les principales parties prenantes (dans la recherche biologique, médicale et sociologique) dans des discussions sur les priorités de recherche sur le vieillissement se sont engagées.

Le professeur Walker souligne encore que « Les impacts comprennent l'engagement de la communauté scientifique dans un sens plus large sur l'effort de recherche sur le vieillissement, un sentiment réel d'une communauté de recherche européenne, un intérêt sur les approches multidisciplinaires sur la recherche en la matière, une nouvelle cohorte de jeunes chercheurs et un point d'intérêt européen identifiable ».

Les bénéfices sont nombreux et importants pour ce qui est des impacts des travaux d'ERA-AGE 1 et 2 sur la communauté scientifique et le public. ERA-AGE 1 et 2 ont rassemblé des experts d'Autriche, de Bulgarie, de Finlande, de France, d'Israël, d'Italie, de Lettonie, du Luxembourg, de Roumanie, de Suède et du Royaume-Uni.

Source: Le Blog Retraite Sereine


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