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RESVÉRATROL et LONGÉVITÉ

27/09/2013

Une étude publiée dans la revue Science décrypte le mécanisme moléculaire de polyphénol du vin rouge (le resvératrol), ses multiples bénéfices pour la santé sont d’ores et déjà connus. Il s'avère efficace contre le déclin cognitif et ses capacités préventives contre le diabète, les maladies cardiovasculaires ainsi que certains cancers, comme celui du sein et de la prostate ont déjà été démontré.

Ses effets antivieillissement lié à sa qualité d'antioxydant naturel, ont déjà été présentés à plusieurs reprises. Son action sur l’enzyme déacétylase SIRT1, une molécule unique antivieillissement capable d’améliorer la longévité et de prévenir les maladies liées à l’âge est décryptée dans cette nouvelle étude.

Le polyphénol du vin rouge réactive les gènes sirtuines-activation (STAC), un groupe de gènes aux capacités protectrices, sont au cœur de la recherche sur le vieillissement et de précédentes études ont montré que le resvératrol augmente leur activité. En particulier celle d'un gène spécifique, SIRT1, qui protège le corps contre les maladies, en stimulant les mitochondries, nos fameuses batteries cellulaires.

Des activateurs plus puissants que cet antioxydant du vin rouge constituent donc une cible prometteuse pour le développement de médicaments anti-âge. Le développement de composés pharmaceutiques qui, par le même processus que le resvératrol vont pouvoir prévenir ou traiter les maladies liées au vieillissement, devient donc théoriquement possible.

Le resvératrol donné à des souris, double leur endurance et les protège contre les effets de l'obésité et du vieillissement. Certes, le resvératrol est aujourd’hui le composé qui active le plus efficacement SIRT1. Mais sa concentration naturelle, dans le vin par exemple, n’est pas suffisante pour déclencher ces effets. Il reste cependant une controverse autour du mécanisme d'activation de ces sirtuines, même si l’on s’accorde sur l’impact d’une molécule, type resvératrol, capable de traiter les maladies liées au vieillissement, et même si l’enzyme SIRT1 est bien identifiée. Un activateur chimique proche du resvératrol serait-il capable d’entraîner les mêmes effets ?

Les chercheurs ont testé environ 2.000 mutants du gène SIRT1 dans l’objectif d’identifier un mutant capable de bloquer l’effet resvératrol. En identifiant ce mutant, ils pourraient avancer dans la compréhension du mécanisme d’activation. Ce mutant, finalement identifié, s'avère obtenu par substitution d'un seul acide aminé, sur les 747 qui composent SIRT1. Cependant, lorsqu’ils remplacent le gène SIRT1 normal par ce gène mutant dans des cellules musculaires et de la peau, ils constatent que le resvératrol comme les autres activateurs développés, n’ont aucun effet sur les cellules mutantes. Ainsi, un seul acide aminé dans SIRT1, Glu230, s’avère essentiel pour l'activation de SIRT1 par le resvératrol ou la nouvelle classe d'activateurs.

L’étude montre que SIRT1 peut être directement activée par un mécanisme commun à différents activateurs, proche du resvératrol et les résultats confirment l’espoir de pouvoir développer des activateurs de SIRT1 plus puissants que le resvératrol dans sa concentration naturelle.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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