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Et si l'amour modifiait notre ADN !

24/10/2013

Le campagnol des prairies est un petit rongeur attachant qui présente la particularité d'être monogame. Et pour cause, puisque contrairement à la plupart des autres mammifères, ce petit rongeur est strictement monogame et voue son existence toute entière au bien-être de son partenaire et de ses enfants.

Après l'accouplement, les deux parents ne se quittent plus, et s'occupent de leurs petits pendant une très longue période. L'attachement à son partenaire est ni plus ni moins corrélé à des modifications de son ADN.

De précédentes études avaient déjà montré que la fidélité du campagnol des prairies à son partenaire est favorisée par la libération massive dans certaines zones de son cerveau d'un savant cocktail d'hormones à base d'ocytocine et de vasopressine, mais aucune étude n'avait jusqu'ici étudié les conséquences de cet attachement sur l'ADN du rongeur.

Les travaux d’une équipe de neurologues américains de l'État de Floride (États-Unis),  publiés le 3 juin 2013 dans la revue Nature Neuroscience ont révélé que lorsqu'un couple de campagnol des prairies se forme, l'ADN de chacun des deux partenaires connaît d'importantes modifications. En effet, un groupement chimique, appelé groupe acétyl, se fixe sur certaines zones de l'ADN. Ce qui a pour effet de modifier la façon dont l'ocytocine et la vasopressine sont synthétisées.

Ces modifications de l'ADN sont en réalité des mutations dites "épigénétiques". C'est-à-dire qu'il ne s'agit pas de mutations affectant les gènes eux-mêmes, mais de changements affectant la façon dont ces gènes s'expriment.

Si de nombreux phénomènes épigénétiques ont été jusqu'ici mis au jour (lire la publication du 20 octobre 2011 dans Le journal de la science), c'est la première fois que des conséquences épi génétiques de l'attachement sont identifiées.

Ce phénomène mis au jour chez le campagnol des Prairies laisse croire qu’il en est peut être de même chez l'homme, mais en l'absence d'études en la matière, il est évidemment impossible de se prononcer. Toutefois, le mécanisme de l'attachement chez l'homme et chez le campagnol des Prairies présente certaines similitudes, à commencer par le rôle de l'ocytocine, crucial chez l'homme comme chez le rongeur. Des ressemblances possibles entre ces deux mammifères, mais qui ne doivent pas faire oublier que le mécanisme de l'attachement chez l'Homme est très probablement bien plus complexe que celui à l'œuvre chez le petit rongeur…

Source : Le Blog Retraite Sereine


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