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Le risque de nouvelle crise cardiaque réduit de 65%

09/10/2013

Des chercheurs britanniques dans le New England Journal of Medicine suggèrent qu’une nouvelle intervention cardiaque pourrait sauver des milliers de vies et réduire le risque de complications et de récidive après une crise cardiaque.

Il s’agit tout simplement d’une intervention coronaire percutanée (PCI) préventive, consistant, en cas de crise cardiaque provoquée par une artère bloquée, d’insérer également, à titre préventif, un stent dans les autres artères rétrécies.

Alors que la procédure normale consiste à débloquer seulement l'artère à l'aide d’un stent, les auteurs constatent sur des patients victimes d’infarctus du myocarde que l'insertion des stents dans d'autres artères rétrécies réduit de deux tiers le risque de nouvelle crise cardiaque.

Les chercheurs du Barts and the London School of Medicine and Dentistry ont mené une étude randomisée en simple aveugle pour tester cette intervention chirurgicale préventive chez 465 patients opérés après infarctus du myocarde et présentant au moins une autre artère coronaire rétrécie d'au moins 50 %.

Les participants ont été répartis en deux groupes, le premier en intervention sur l'artère bouchée et le deuxième en intervention sur l’artère bouchée et les artères rétrécies (PCI préventive).

Puis, après l’intervention les sujets ont été suivis durant 6 semaines, puis réévalués annuellement, durant 23 mois, y compris pour les facteurs de confusion possibles,

  • 21 cas dans le groupe PCI préventive et 53 dans le groupe aucun PCI préventive (intervention sur l'artère bouchée),
  • Le PCI préventive réduit le taux de crise non mortelle ou d’angine réfractaire de 23/100 personnes à 9/100 personnes soit une réduction du risque de 65% (RR : 0,35; IC 95%; 0,21 à 0,58),
  • Les taux de complications étaient identiques pour les 2 types d’intervention.

Les ratios de risque pour les trois composantes du critère de jugement principal était 0,34 (IC 95%, 0,11 à 1,08) en cas de décès d'origine cardiaque, 0,32 (IC 95%, de 0,13 à 0,75) pour les infarctus du myocarde non fatal, et de 0,35 (IC 95%, 0,18 à 0,69) pour l'angine réfractaire.

Les auteurs précisent que le PCI préventive n’est pas toujours possible, notamment en cas d’insuffisance de temps ou de situation d’urgence ou en cas de présence d'autres complications. Les taux de complications liées à la chirurgie (accident vasculaire cérébral lié à la procédure, des saignements nécessitant une transfusion ou une intervention chirurgicale, et NIPC nécessitant une dialyse) étaient similaires dans les deux groupes. Mais l’ICP préventive sur d'autres artères coronaires rétrécies réduit le risque d'événements cardiovasculaires chez des patients victimes de crise cardiaque.

Source:   Le Blog Retraite Sereine


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