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Les douleurs du coude… La Tendinite

15/10/2013

Les douleurs du coude sont très fréquentes. Elles peuvent avoir des origines diverses mais sont souvent liées à une inflammation tendineuse (tendinite). C’est au coude que l’on retrouve cette atteinte qui peut gêner de façon conséquente dans certaines activités quotidiennes ou de loisirs. Le mal de coude c’est de la gêne pour jardiner, pour faire du sport ou pour bricoler.

Cette douleur touche les deux sexes et prédomine souvent à droite compte tenu de la plus grande fréquence des droitiers. Elle débute rarement de façon brutale, elle est progressive, insidieuse et parfois déclenché par un choc direct. Elle se localise souvent sur le côté externe de l’articulation, prenant quelquefois un caractère assez intense avec diffusion à l’avant-bras.

Elle est accentuée par certains mouvements réalisés au cours d’activités comme le sport, le jardinage, le bricolage, et parfois même en utilisant des instruments de musique. Ces douleurs sont majorées par certains gestes quotidiens comme le soulèvement de poids ou verser à boire, voire ouvrir une porte.

Le médecin traitant, après un interrogatoire proposera souvent un examen clinique mettant en jeu les différents mouvements du coude, ainsi qu’une étude musculo-tendineuse, il confirmera l’inflammation d’un tendon sur la face externe et informera le patient du diagnostic épicondyle (atteinte des muscles venant se fixer sur une région osseuse du coude). La lésion tendineuse de la face interne de l’articulation, beaucoup plus rare, s’accompagnant de douleurs ressemblant à celles de l’épicondylite et se nomme épitrochléïte.

Le médecin conseillera, parfois un examen radiologique des deux coudes (à but comparatif). Il peut envisager aussi un complément d’imagerie médicale (échographie, scanner ou IRM) en cas de lésion osseuse ou articulaire associée. S’agissant d’une inflammation péri-articulaire la radiographie osseuse est généralement normale. L’évolution de cette affection est capricieuse. Elle peut se faire, sous l’influence d’un traitement, progressivement, en quelques semaines. Certaines formes sont récidivantes, reprenant à l’effort ou même spontanément.

Sur le plan thérapeutique, le médecin traitant, éventuellement avec les conseils d’un médecin spécialiste rhumatologue, recommandera, d’abord, des mesures préventives permettant d’éviter l’aggravation ou le passage à la chronicité de la lésion. Il prescrira une mise au repos de l’articulation durant une période, souvent gênante dans la vie quotidienne.

Un traitement médicamenteux antalgique et anti-inflammatoire sera envisagé en prenant des précautions vis-à-vis des anti-inflammatoires oraux. Les infiltrations (injections locales) d’un anti-inflammatoire seront parfois réalisées au niveau du tendon avec les précautions d’usage, notamment d’asepsie.

D’autres soins locaux : acupuncture, physiothérapie (ultrasons) pourront aussi avoir un rôle bénéfique.

Le traitement chirurgical doit être plus qu’une exception et son indication, longuement discuté avec un spécialiste orthopédiste qualifié.

Tendinite banale par sa fréquence, l’épicondylite peut s’accompagner d’une gêne douloureuse tenace du coude, se répercutant sur un grand nombre d’activités quotidiennes et de loisirs.

Il faut savoir y penser et consulter son médecin traitant plutôt que de voir s’installer une inflammation chronique dont on aura la plus grande difficulté, parfois, à se débarrasser.

Source:   Le Blog Retraite Sereine


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