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Les polluants alimentaires comme le bisphénol A nuisent à la santé même à faible dose

17/10/2013

Certaines substances toxiques présentes dans l’alimentation associées les unes aux autres pourraient avoir un impact sur la santé, et ce même si les quantités de chacune d’elles prises séparément sont très inférieures aux seuils fixés par la réglementation.

Le bisphénol A, par exemple, un contaminant présent dans les canettes de boissons ou le polluant phtalate de di-2-éthylhexyle, souvent présent dans notre alimentation et utilisé comme additif en tant que plastifiant, est un perturbateur endocrinien occasionnant une diminution de la synthèse de la testostérone,  peuvent nuire à la santé sur le long terme lorsqu'ils sont associés ensemble.

Si la quantité de ces substances est inférieure à la dose journalière tolérable (la dose journalière tolérable d'une substance correspond à la quantité de cette substance pouvant être ingérée durant toute la vie sans risque pour la santé), alors les risques sur la santé sont théoriquement très faibles.

Par contre, si un cocktail de substances toxiques, qui contiendrait non seulement du phtalate de di-2-éthylhexyle, mais aussi du bisphénol A, du polychlorobiphényle 153, les PCB dits aussi polychlorobiphényles, qui sont des polluants présents dans les produits d'origine animale, ou encore de la TCDD (la 2,3,7,8-tétrachlorodibenzo-p-dioxine qui est une dioxine cancérigène auquel l'être humain est exposé via l'alimentation). Même si là encore, pour chaque substance les quantités sont infimes, bien inférieures aux doses journalières tolérables fixées par la législation.

Une étude récente menée sur des souris par des scientifiques français, et publiée dans le numéro de septembre 2013 de la revue Faseb Journal démontre qu’un tel cocktail est susceptible de nuire à la santé, au moins chez les personnes dont le régime alimentaire est très riche en gras.

En effet, chez les individus dont l’alimentation est très grasse, ce cocktail serait susceptible d’aggraver sur le long terme des désordres métaboliques tels que l'apparition chez les femmes d'une intolérance au glucose. Un résultat préoccupant, car c’est précisément ce type de cocktails de polluants que nous retrouvons dans nos assiettes…

Pour parvenir à ce résultat, la biologiste française Brigitte Le Magueresse-Battistoni et ses collègues du Laboratoire INSERM de recherche en Cardiovasculaire, Métabolisme, Diabétologie et Nutrition (Oullins, France) ont introduit un cocktail de polluants à très faible dose, constitué de phtalate de di-2-éthylhexyle, de bisphénol A, de PCB 153 et de TCDD, dans l'alimentation de souris mâles et femelles soumises à un régime alimentaire riche en gras. Et ce, durant toute l'existence de ces souris.

Le résultat obtenu interpelle, car même à très faible dose, les polluants alimentaires ont un effet négatif sur la santé lorsqu'ils sont ingérés quotidiennement, et qu'ils ont couplé à une alimentation riche en calories.

Chez les souris femelles, les biologistes français ont observé l'apparition d’une intolérance au glucose, couplée à une altération du mécanisme responsable de la production des oestrogènes (principales hormones sexuelles féminines). Quant aux souris mâles, elle présentait une altération des mécanismes qui régissent la production et la destruction des lipides et du cholestérol.

Source:   Le Blog Retraite Sereine


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