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Tests de détection et de diagnostic pour le Cancer de la Prostate

11/10/2013

Deux recherches, ont été publiées dans la revue Science Translational Medicine, elles visent à contrer le risque de sur-traitement des cancers de la prostate à évolution lente.

La première étude réalisée par une équipe de l’Université du Michigan  sur un test d'urine  qui semble capable de détecter de manière précoce le risque de cancer de la prostate (Un outil permettant, en complément du test PSA, de mieux orienter les décisions de biopsie ou de traitement et ainsi d’éviter le risque de sur-traitement).

La deuxième étude développée par des chercheurs de l'Université de Columbia, un nouveau test génétique permettant de prédire l’évolution de la maladie, mais à partir d’échantillons de tumeurs.

Dans le premier cas, Les chercheurs de l'Université du Michigan ont retenu le principe de détecter une anomalie génétique consistant en un gène de fusion, présent dans la moitié des cas, TMPRSS2 (ERG suspecté de causer le cancer de la prostate). A ce gène de fusion, Ils ont rajouté un autre marqueur à leur test, PCA3, qui permet de rendre le test encore plus fortement prédictif.

L'auteur principal, le Dr Scott Tomlins, professeur de pathologie à l l'Université du Michigan explique avec son équipe que le test de détection de TMPRSS2, ERG et PCA3 permet d’améliorer la capacité de prédiction de manière significative, et décider, chez les hommes présentant un taux élevé de PSA, s’il est nécessaire de pratiquer une biopsie.

Ils ont pu analyser des échantillons d'urine de 1.312 cas présentant des niveaux élevés de PSA qui ont d’ailleurs poursuivi leur parcours de soins, avec une biopsie ou une prostatectomie et ainsi comparer les résultats du test avec ceux de la biopsie.

Le test d'urine apporte des résultats corrélés avec le degré d'agressivité du cancer, la taille de la tumeur et le score de Gleason (évaluation des anomalies cellulaires) et s’avère, à ce stade, une étape diagnostique utile avant la biopsie.

Dans le deuxième cas, les chercheurs de l’Université de Columbia ont mené l’étude avec certains chercheurs de la première étude, ils ont montré que l’expression de 3 gènes, FGFR1, PMP22, and CDKN1A sont corrélés au score de Gleason et sont donc prédictifs de l’évolution de la maladie. Or, la rapidité de l’évolution du cancer de la prostate est un critère clé de la décision de biopsie et de traitement.

Le risque de sur-traitement, lié au test PSA, concerne principalement les cancers de la prostate à évolution lente. C’est en recherchant un bio marqueur du cancer de la prostate à croissance lente, et en axant leur étude sur les gènes affectés par le vieillissement cellulaire et qui jouent un rôle essentiel dans la suppression des tumeurs, que les chercheurs ont identifié ces 3 gènes.

Source:   Le Blog Retraite Sereine


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