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AVC Vite le 15, et après ? La vie continue…

14/11/2013

A l’occasion de la 11ème journée mondiale contre l’accident vasculaire cérébral, la Fédération Nationale France AVC et la Société Française Neuro-Vasculaire (SFNV) ont lancé une nouvelle campagne d’information, AVC Vite le 15, et après ?… La vie continue.

41% des personnes touchées n’ont plus de séquelles, 25% présentent un handicap léger ou modéré et 34% ne peuvent marcher sans assistance.

Cette nouvelle campagne a pour vocation de sensibiliser les malades et leur famille aux bons gestes à adopter pour éviter les risques de récidive d’AVC, bonne observance du traitement, hygiène de vie, suivi médical.

Chaque année, en France, environ 130.000 nouvelles personnes sont victimes d’un AVC (33.000 en meurent durant le premier mois). L’AVC reste la première cause de handicap acquis de l’adulte et la deuxième cause de démence après la maladie d’Alzheimer.

AVC, Vite le 15… : agir vite pour éviter le risque de récidive à tout prix.

Face à un AVC, on a 4H30 pour agir. Chaque minute compte dès le premier symptôme et, le pronostic d’une personne souffrant d’AVC dépend de la rapidité de sa prise en charge.

Le Dr François Rouanet, neurologue, Hôpital Pellegrin, CHU Bordeaux Unité Neuro-Vasculaire affirme que « Plus nous allons vite dans la prise en charge d’une personne faisant un AVC, moins le cerveau est abîmé. Les séquelles sont par conséquent moins graves et le risque de mortalité sensiblement diminué ». Il ajoute que « Les séquelles les plus fréquentes sont des difficultés pour marcher, pour parler mais aussi des problèmes de mémoire et d’attention, voire de dépression ». Et après ? vivre au quotidien suite à un AVC.

Il affirme par ailleurs que «Les séquelles de l’AVC ont des répercussions sur la vie sociale et familiale des patients et de leur entourage. Toute la famille subit les conséquences d’un AVC».

Pour aider les patients à mieux vivre au quotidien après un AVC, différents professionnels de santé, médecin généraliste, cardiologue, neurologue, orthophoniste, kinésithérapeute, psychiatre, infirmier assurent leur prise en charge. Mais aussi des associations de patients telles que France AVC qui apportent un soutien aux personnes ayant fait un AVC ainsi qu’à leur entourage en première ligne pour assurer le quotidien.

Françoise Benon, secrétaire nationale de France AVC explique que « Chaque antenne de France AVC développe des permanences téléphoniques afin d’apporter du soutien et des informations aux patients ainsi qu’à leur famille. Nous mettons en place des groupes de parole mais aussi différentes activités telles que du théâtre, des séances de gymnastique, des sorties culturelles pour rompre la solitude des malades et de leur famille ».

Le Pr Thierry Moulin, Professeur de neurologie au CHU de Besançon et Président de la Société Française Neuro-Vasculaire ajoute que  « La Société Française Neuro-Vasculaire joue un rôle important dans les campagnes d’informations aux côtés de France AVC et c’est cette parfaite synergie avec les antennes de France AVC, qui permet d’amplifier les messages.  

Certains hôpitaux proposent des séances d’éducation thérapeutique (apprendre à vivre avec sa maladie) à l’instar du CHU de Montpellier Education thérapeuthique :

  • Qu’est-ce qu’un AVC ?
  • Pourquoi prendre un traitement à vie ?
  • Comment éviter un AVC ou une rechute ?
  • Comment récupérer après un AVC ?

Pour répondre aux questions que se posent les patients présentant un facteur de risque élevé de faire un AVC et/ou ayant déjà fait un AVC. Les séances se déroulent soit individuellement avec un professionnel de santé, soit collectivement avec d’autres patients présentant les mêmes problématiques de santé comme la fibrillation atriale (FA).

Le Pr Jean-Marc Davy, cardiologue, CHU Montpellier affirme qu’il faut impliquer les patients dans leur traitement,  ce qui est un facteur majeur de cohérence de traitement, d’acceptation des médicaments et d’une meilleure observance.

Source:   Le Blog Retraite Sereine


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