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Les vertus anticancéreuses de l'aspirine confirmées

13/05/2016

L'analyse de deux vastes études publiées dans le Journal of the American Medical Association Oncology montre que prendre régulièrement de l'aspirine sur de longues périodes réduirait nettement le risque de cancer colorectal et confirme les vertus anticancéreuses de la molécule.

Le Dr Andrew Chan, chef de l'unité d'épidémiologie clinique à l'hôpital général du Massachusetts (MGH), un des principaux auteurs de l'étude affirme que, « nous pouvons désormais recommander à un grand nombre de personnes d'envisager de prendre de l'aspirine pour réduire leur risque de cancer colorectal », et souligne que « les résultats de nos travaux signifient que l'aspirine peut prévenir un nombre significatif de cancers colorectaux, en plus de ceux pouvant être évités grâce au dépistage. Elle peut en empêcher encore davantage parmi des populations ne bénéficiant pas de coloscopie ». Toutefois, il a précisé qu’ « à ce stade, nous ne sommes pas en mesure de faire une recommandation générale de l'usage de l'aspirine pour la prévention de toutes les formes de cancers ».

De nombreuses études comme les études publiées dans La revue The Lancet et la revue The Lancet Oncology ont déjà montré que le fait de prendre régulièrement de l'aspirine est un moyen de prévenir le cancer du colon, mais ses effets pour réduire le risque de l'ensemble des cancers ne sont pas encore clairement établis, les chercheurs font état d'une réduction absolue de seulement 3% pour toutes formes de tumeurs.

Les résultats obtenus par l'équipe du Pr Peter M. Rothwell, fondateur de l'Unité de recherche sur la prévention des accidents vasculaires cérébraux à l'Université d'Oxford (Royaume-Uni), montrent des bénéfices particulièrement nets sur les adénocarcinomes, tumeurs les plus fréquentes, et les cancers gastro-intestinaux. Ces données confirment les résultats d'études réalisées auparavant et notamment ceux obtenus par la même équipe précédemment, qui avaient mis en évidence une réduction d'environ 34% de la mortalité globale par cancer 5 ans après la mise en place de cette stratégie préventive.

Les auteurs écrivent que « la prévention du cancer pourrait devenir la principale justification de l'utilisation de l'aspirine dans ce contexte en prophylaxie ». Pour arriver à ces conclusions, ils ont analysé les données médicales de près de 136.000 participants, hommes et femmes, portant sur une période de 32 ans. Les résultats suggèrent que ceux qui disent absorber régulièrement de l'aspirine, à savoir une dose standard (300 mg) ou faible (80 mg), au moins deux fois par semaine, réduisent de 19% leur risque de cancer colorectal et de 15% celui de toutes les formes de tumeurs gastro-intestinales par rapport à ceux n'en prenant pas de manière régulière. Cependant, l'usage régulier de l'aspirine n'a apparemment pas montré spécifiquement de réduction du risque de cancer du sein, de la prostate ou du poumon, selon cette étude. Les effets protecteurs de cet anti-inflammatoire se feraient sentir après cinq ans d'usage continu de doses allant de la moitié à un comprimé et demi une fois par semaine, ou d'une faible dose prise quotidiennement. Si les résultats de ces études observationnelles sont probants, ils ne peuvent pas être aussi solides que ceux d'un essai randomisé, concèdent cependant les chercheurs.

Les vertus supposées de l'aspirine pour diminuer le risque de cancer ont été évoquées il y a déjà plusieurs années. Mais entre temps, certaines études étaient venues relativiser cet effet.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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