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Vivre plus heureux, vivre plus vieux

25/05/2016

Une étude anglo-saxonne de l’Université d’Oxford et de New South Wales publiée dans la revue The Lancet et menée auprès de plus de 700.000 femmes n’identifie aucune preuve d'un lien de cause à effet direct entre le bonheur et l'espérance de vie. Ainsi, si le bonheur ne fait rien à la santé, en revanche, le malheur, en particulier lié à la maladie, réduit bien l’espérance de vie. Des études précédentes ont associé des facteurs génétiques et environnementaux comme l’alimentation par exemple à l’espérance de vie. Peu d’études, en revanche ont traité de ses liens avec l’humeur, le bien-être ou le bonheur. L’idée derrière tout lien tiendrait à des changements biologiques dans la fonction immunitaire ou métabolique, qui pourrait favoriser la santé et donc la longévité. On imagine que le stress pourrait avoir un impact négatif et que le bonheur pourrait avoir un effet positif. Il n'en est rien. Car ici, c’est précisément avec le facteur bonheur que les chercheurs ont tenté d’identifier un lien. Les 719.671 participantes à la Million Women study, âgées de 50 ans et plus et de 59 ans en moyenne, ont été invitées, tous les 3 à 5 ans, à évaluer leur état de santé et leur niveau de bonheur par questionnaire. Les décès ont été pris en compte durant le suivi de l’étude, soit 10 ans. Les chercheurs ont également pris en compte les facteurs de confusion, comme les antécédents médicaux, le mode de vie, les facteurs de reproduction, les contraceptifs oraux et l'hormonothérapie. L’analyse constate qu’une mauvaise santé est liée au sentiment de malheur, mais de manière plus surprenante, le sentiment de bonheur ne semble pas avoir d'effet de réduction du risque de décès. Précisément,

  • 39% des participantes se déclarent heureuses la plupart du temps,
  • 44% habituellement heureuses,
  • 17% insatisfaites (16% parfois heureuses et 1% rarement ou jamais heureuses).
    • Après ajustement avec l'âge, les femmes malheureuses ont un risque accru de 34% décès versus femmes heureuses.
    • L’absence de bonheur apparaît comme un facteur majeur de décès prématuré, de toutes causes, de maladie cardiaque ou de cancer, et au même niveau que le stress ou l’impulsivité.

Les facteurs sociodémographiques et de mode de vie associés au bonheur,

  • l’augmentation de l'âge,
  • un moindre niveau d’études,
  • la pratique intense de l’exercice,
  • l’absence de tabagisme,
  • la vie en couple,
  • l’implication dans des participations à des activités religieuses.

Les associations les plus fortes avec le malheur,

  • un traitement pour la dépression ou l'anxiété,
  • un état de santé général mauvais ou très moyen.

Ainsi, en particulier chez les femmes d’âge mûr, un mauvais état de santé peut impacter le bien-être et le bonheur, mais le bonheur ne semble pas avoir d'effet direct sur la mortalité.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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