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L’âge épigénétique est un nouveau prédicteur du cancer

20/06/2016

Une étude de la Northwestern University présentée en février 2016 dans la revue EBioMedicine met en exergue l’âge biologique ou épigénétique versus l’âge chronologique, comme marqueur prédicteur du risque de cancer. Ces conclusions montrent qu’un âge biologique supérieur de 2 années à l’âge réel, entraîne un risque significativement accru de cancer. L’épigénétique ou les mécanismes moléculaires liés aux facteurs environnementaux qui vont réguler l'expression de nos gènes prend une place de plus en plus importante dans la recherche, en particulier sur le cancer. L’âge épigénétique ou biologique d'une personne est calculé sur la base d'un algorithme de mesure de 71 marqueurs de méthylation de l’ADN à partir d’un échantillon de sang.  En effet, la méthylation de l’ADN, est aujourd’hui la catégorie la mieux caractérisée de marques épigénétiques : un groupe de molécules se fixe à un gène et rend ce gène plus ou moins réceptif aux signaux biochimiques du corps. Ces modifications épigénétiques qui résultent donc de facteurs environnementaux, dont de mode de vie, ne modifient pas les gènes eux-mêmes mais influent sur leur expression.

Plus la différence entre les 2 âges, épigénétique et chronologique, est importante, plus le risque de mourir d'un cancer est élevé, résume l'auteur principal de l’étude, le Dr Lifang Hou, chef du service d'épidémiologie du cancer et de médecine préventive à la Northwestern Feinberg School of Medicine.

L'étude a analysé 834 échantillons de sang, prélevés de 1999 à 2013, chez 442 participants exempts de cancer au moment du prélèvement et montre que,

  • pour chaque augmentation d'une année d'écart entre l’âge chronologique et épigénétique,
    • le risque de cancer à 3 ans augmente de 6%,
    • le risque de cancer à 5 ans, augmente de 17%,  
  • les sujets qui développeront un cancer ont un âge épigénétique d’environ 6 mois de plus que leur âge chronologique, et ceux qui décèderont d’un cancer d'environ 2,2 ans de plus.
  • les sujets en bonne santé ont une très petite différence entre leur âge épigénétique / biologique et l'âge chronologique, ceux qui développent un cancer ont une différence plus importante, ceux qui décèdent d’un cancer une différence encore plus importante.

L'écart entre les deux âges semble être un indicateur prometteur qui pourrait être utilisé pour développer un test sanguin de détection précoce du cancer. Il reste à vérifier s’il est possible de réduire son âge épigénétique voire de rajeunir  biologiquement grâce à des améliorations de mode de vie comme l’augmentation de la pratique de l'exercice et/ou le choix d’une alimentation plus saine.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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