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L'effet neuro-protecteur de certains antihypertenseurs

11/06/2016

Une étude de la Georgetown University publiée en janvier 2016 dans la revue Alzheimer's Research & Therapy révèle que Certains traitements contre l’hypertension artérielle (HTA), les antagonistes de l'angiotensine II (ARA) ou sartans, pourraient bien trouver un rôle clé dans la prévention et le traitement de la maladie d’Alzheimer.

Ici, c’est le médicament candésartan indiqué dans le traitement de l’HTA et de l’insuffisance cardiaque qui montre des bénéfices, in vitro, sur des cultures de neurones en laboratoire. De nouvelles données précieuses qui expliquent comment le candésartan empêche la mort neuronale induite par le glutamate.

Une étude de 2013 de la Johns Hopkins publiée dans la revue Neurology avait déjà suggéré que les diurétiques ou certains antihypertenseurs, les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II (ARA-II), permettent de juguler la maladie d'Alzheimer. Selon cette étude, certains médicaments contre l’hypertension artérielle pouvaient entraîner une diminution de moitié du risque de démence, chez les patients âgés ayant une cognition normale.

Le Dr Juan M. Saavedra, auteur principal de l'étude commente que « L'hypertension réduit le flux sanguin à travers le corps et le cerveau et est un facteur de risque reconnu de la maladie d'Alzheimer. De précédentes études épidémiologiques ont montré que la progression de la maladie d'Alzheimer est retardée chez les patients hypertendus traités par ARA ».

Les chercheurs montrent sur des cultures de neurones que le candésartan limite les effets neurotoxiques de l'exposition au glutamate, un facteur de dommage documenté dans les premiers stades de la maladie d'Alzheimer. L’analyse génétique démontre que le candésartan empêche l'inflammation neuronale et de nombreux autres processus pathologiques, dont des modifications de la production d’amyloïde, une caractéristique de la maladie d'Alzheimer. Lorsque l’équipe compare l'expression des gènes dans les cultures de neurones avec des bases de données génétiques d'échantillons d'autopsie de patients atteints de la maladie d'Alzheimer, ils constatent des corrélations impressionnantes. Les modifications de l’expression de 471 gènes par excès de glutamate in vitro sont retrouvées à l’identique dans le cerveau des échantillons d'autopsie de patients atteints.

Le candésartan, ou d'autres médicaments de la classe des antagonistes des récepteurs de l'angiotensine pourrait donc non seulement ralentir la progression de la maladie d'Alzheimer, mais prévenir ou retarder son développement. Selon les chercheurs, ces résultats ont une valeur translationnelle immédiate, qui soutient l’intérêt d’entamer des essais cliniques avec le candésartan chez des patients à stades précoce de la maladie d'Alzheimer.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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