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L'espoir d'un traitement efficace de l’Alzheimer par le Bexarotène

18/06/2016

Le début de preuve d’un concept présenté dans la revue Science Advances de février 2016 révèle que le bexarotène est suspecté de pouvoir prévenir la maladie d’Alzheimer avant même l'apparition des symptômes. Les tests n’en sont encore qu’au stade expérimental chez les vers. Une étape néanmoins très prometteuse car le bexarotène montre ici sa capacité à empêcher la formation d'amas de protéines bêta-amyloïde, caractéristique de l’Alzheimer. Il reste cependant à confirmer ces tests in vitro et in vivo puis par des essais cliniques chez l’Homme. Ce médicament est utilisé dans le traitement de certains cancers du système lymphatique. Les chercheurs ont regardé comment ce médicament pouvait éliminer les agrégats de protéine bêta-amyloïde et réduire ainsi leurs effets toxiques sur les cellules nerveuses. Une étude publiée en 2012 dans la revue Science avait déjà démontré, sur la souris modèle d’Alzheimer, la capacité du bexarotène à éliminer la protéine ß-amyloïde de plus de 50% en 72 heures. En outre, le bexarotène avait déclenché une inversion rapide des déficits cognitifs, sociaux et olfactifs ainsi qu’une amélioration de la fonction des circuits neuronaux.

Au départ, les chercheurs de l’Université de Cambridge ont testé plusieurs molécules sur des cellules nerveuses en laboratoire, ainsi que sur des vers génétiquement modifiés pour produire une forme de bêta-amyloïde qui forme facilement des agrégats. Ils recherchaient des composés capables de se lier à des morceaux de protéine bêta-amyloïde et de les éliminer. Ils ont alors identifié le bexarotène comme bénéfique contre l’amyloïde. Il réduit bien la formation d’agrégats de protéines bêta-amyloïdes.

L’ajout de bexarotène aux cultures cellulaires réduit le nombre de cellules nerveuses étouffées par l’amyloïde. Donné suffisamment tôt aux vers génétiquement modifiés, le bexarotène permet de maintenir un niveau de motricité similaire à celui de vers normaux et sur toute leur durée de vie de 9 jours. En revanche, exposé tardivement au bexarotène tard dans la vie, les vers sont atteints de paralysie. Des résultats qui suggèrent, à nouveau, l’efficacité du médicament dans les premiers stades de la maladie, mais à condition d’être donné au tout début du développement de la maladie. Enfin, l’étude n’a évidemment pas pu cerner les éventuels effets indésirables. Si de nombreuses étapes de validation seront encore nécessaires, ces données, qui viennent confirmer de précédentes études, ouvrent néanmoins l’espoir d’un traitement, au stade de la déficience cognitive légère, capable de réduire l’incidence de la maladie.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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