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La maladie Alzheimer en déclin

17/06/2016

Une étude publiée  en février 2016 par la revue New England journal of medicine confirme à son tour à l'échelle de la ville de Framingham aux États-Unis que le nombre de nouveaux cas de malades d’Alzheimer et maladies apparentées est en recul de 20%. En effet, depuis quelques années, les chercheurs du monde entier ont bon espoir de percer le mystère de la décroissance du nombre de nouveaux cas de malades d’Alzheimer et maladies apparentées. L’enquête se basait sur le suivi médical, depuis 40 ans, de plus de 5 205 habitants de 60 ans et plus. La population de Framingham a été choisie en raison de sa représentativité et participe à de nombreuses études depuis 1948. Ses volontaires sont régulièrement soumis à une batterie de tests généraux sur les maladies cardio-vasculaires et ses facteurs de risque, hypertension, cholestérol, tabagisme, régime alimentaire, manque d'activité physique. Et, depuis 1975, les scientifiques cherchant à mieux connaître le contexte d'apparition des maladies dégénératives ont intégré des examens sur les facultés cognitives.

Grâce à cette cohorte américaine, les chercheurs disposent aujourd'hui de quatre décennies d’informations bien ciblées. Au fil des années, les données mettent clairement en évidence une diminution du nombre de nouveaux cas de démence : de 22% dans la période 1980-1989, le pourcentage de baisse passe à 38% dans celle de 1990-1999 puis à 44% pour 2000-2009. Même si les chercheurs américains n’ont pas encore identifié les facteurs contribuant à cette baisse, ils relèvent que cette réduction du risque est particulièrement observée chez les personnes éduquées, en plus d’une absence de facteurs de risques cardio-vasculaires, hypertension, cholestérol, surpoids. Deuxième information de cette étude de longue durée, en quarante ans, l’âge moyen de début de la démence a reculé de cinq années, de 80 à 85 ans.
L'étude démontre, une fois encore, l'importance de bénéficier d'un cerveau alerte et régulièrement stimulé, ce que les professionnels appellent la bonne réserve cognitive. Un atout pour retarder ou éviter la maladie d'Alzheimer.

Cette baisse de l’incidence des démences est une tendance déjà relevée dans certains pays occidentaux comme le Danemark, la Finlande et la Grande-Bretagne. En France, 900 000 personnes sont atteintes de la maladie d'Alzheimer et 220 000 nouveaux cas sont recensés chaque année.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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