<strong>Le réseau GRATUIT n°1 de conseillers de proximité</strong> qui vous rencontrent à domicile, vous conseillent et vous accompagnent !

Redonner vite de l’oxygène au cerveau avec la piste du masque en cas d’AVC

05/06/2016

Un communiqué de l’Inserm, Centre de psychiatrie et neurosciences sur une étude de janvier 2016 conduite par Jean Claude Baron, directeur de recherche, en collaboration avec des chercheurs anglais et allemands, publiée dans la revue Brain révèle qu’un simple masque à oxygène pourrait protéger des séquelles neurologiques les personnes atteintes d'un AVC aigu, C'est simple mais il fallait y penser alors qu’en France, on compte un AVC toutes les 4 mn. En effet, ce simple geste pourrait contribuer à réduire les séquelles de l’accident vasculaire cérébral. Une démonstration des bénéfices de l’hyperoxie induite par l'ischémie, déjà largement utilisée en secours d'urgence et en réanimation médicale. L’objectif majeur poursuivi par les chercheurs est donc de protéger le tissu encore viable jusqu’à ce qu'il soit à nouveau irrigué et ré oxygéné. Il s’agit de mettre les patients victimes d’AVC sous O2 pendant la phase aiguë, le temps de lever l’ischémie.

Cette stratégie a été testée avec succès chez la souris et a montré que ce traitement très simple prévient de façon quasi complète la perte neuronale et l’inflammation tissulaire chez ces animaux, et de façon complète les déficits sensorimoteurs, suite à l’ischémie cérébrale.

L’espoir est immense puisqu’en France on recense 150.000 AVC chaque année, avec, toujours, la nécessité d’intervenir dans les 3 heures, sous peine de dommages irréversibles. Ainsi les 3/4 des survivants en garderont des séquelles définitives. Cette obstruction ou rupture d’un vaisseau qui transporte le sang, et donc l’oxygène, au cerveau, reste, malgré les nouveaux modes de prise en charge, une urgence médicale absolue. Le recours à un simple masque à oxygène pour limiter les séquelles neurologiques semble donc presque une aubaine.

Jean Claude Baron, directeur de recherche à l'Inserm et neurologue attaché à l’hôpital Sainte-Anne précise que ce travail a une valeur importante pour sa transposition à l'homme car le traitement consiste en une simple bouteille à oxygène et un masque facial léger. Si l’utilité clinique de ce traitement simple à mettre en œuvre et peu coûteux est prouvée par des essais ultérieurs appropriés, il serait possible à la fois d’améliorer l’efficacité des traitements et de diminuer les lésions cérébrales suite à un AVC mineur, et ainsi de réduire les handicaps.

Cette seule administration aux patients pendant le laps de temps nécessaire, permettrait de réalimenter leur cerveau en sang et donc en oxygène. Sur un modèle murin d’AVC, l’équipe a testé les effets de cette intervention d’oxygénothérapie normobare (100% d’oxygène délivré par un simple masque facial). L’équipe montre que ce geste empêche le développement des lésions cérébrales, prévient quasi-complètement la perte neuronale et l’inflammation tissulaire chez ces animaux. Ces travaux menés chez l’animal montrent que ce geste très simple prévient quasi-complètement la perte neuronale et de façon complète les déficits sensori-moteurs, suite à l’AVC. Sous réserve de validation clinique chez l’Homme.

Jean Claude Baron indique que ce traitement serait très facile à mettre en œuvre chez des patients ayant un AVC, et ce, dès le transport en ambulance. Il serait également envisageable de le mettre en œuvre à domicile, avant l’arrivée des secours, chez les patients à haut risque d’AVC, grâce à une formation minimale du patient et de son conjoint.

Source : Le Blog Retraite Sereine


comments powered by Disqus