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Une nouvelle approche d'immunothérapie Alzheimer

13/06/2016

Une étude menée chez la souris par des chercheurs de l’Inserm/UPMC Paris (Système Immunitaire, Neuro-inflammation et Maladies Neuro-dégénératives) au sein de l’UMRS 938, Centre de Recherche Saint-Antoine, publiée dans la revue Brain ouvre la piste d’un nouveau type d’approche d’immunothérapie pour traiter la maladie d’Alzheimer, en amplifiant une population particulière de lymphocytes T qui régulent les mécanismes immunitaires et neuro-inflammatoires se développant au cours de cette pathologie. Depuis quelques années, un ensemble de travaux a permis de commencer à mieux appréhender les mécanismes immunitaires et neuro-inflammatoires associés à la maladie d’Alzheimer. Dans cet esprit, l’équipe Inserm vient d’apporter une nouvelle preuve de l’efficacité d’une stratégie innovante d’immunothérapie, chez la souris, basée sur une approche d’immunomodulation.

Au cours de précédents travaux chez la souris, les chercheurs avaient montré que des lymphocytes T appelés T régulateurs (ou Treg), contrôlaient les lymphocytes T qui  s’accumule dans le cerveau des malades. Les chercheurs ont donc choisi d’évaluer l’effet de ces Treg sur l’évolution de la maladie dans un modèle de souris. Pour cela, ils ont amplifié ces cellules Treg au stade débutant de la maladie et ont alors constaté qu’un déficit de Treg accélérait l’apparition des troubles cognitifs. A l’inverse, l’amplification prolongée de Treg à l’aide de faibles doses d’interleukine-2 augmentait la réponse des cellules microgliales et retardait la survenue des troubles de mémoire. Cette approche d’immunomodulation par injection de faibles doses d’interleukine-2, déjà testée dans certains protocoles cliniques de greffe de moelle osseuse ou encore dans le diabète de type 1, apparaît donc comme une nouvelle piste thérapeutique dans la maladie d’Alzheimer.

Les chercheurs envisagent déjà un essai chez l’homme et réfléchissent en parallèle à la possibilité de moduler plus spécifiquement certaines sous-populations de lymphocytes T pour affiner la réponse.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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