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Identifier les signes chez le proche qu'il est temps d’entrer en maison de retraite

01/07/2016

Parfois s'occuper d'une personne atteinte de démence impacte les aidants et leur famille. Pourtant, plus de 1,5 millions de Français consacrent du temps et de l’énergie à s'occuper d'un proche avec la maladie d’Alzheimer ou autres formes de démence. Mais parfois le coût de la prestation de soins devient trop élevé. Les aidants naturels se trouvent incapable de supporter le fardeau de fournir des soins à domicile sans souffrir de stress et de maladie eux-mêmes. A ce moment-là, il peut être temps d'examiner s'il faut placer un être cher dans une maison de retraite et si son état de santé doit devenir difficile à gérer à la maison.

Faire entrer un proche dans une maison de retraite n'est jamais une décision facile ou simple. Cependant, il y a quelques signes révélateurs que les soignants peuvent rechercher afin de reconnaître quand il sera temps d’entrer dans une résidence de retraite :

  • L’errance : Dans les derniers stades de la démence, le risque posé par l'errance devient beaucoup plus grand. Le proche peut se perdre même si on prend juste le temps d'aller aux toilettes, et la probabilité de chutes et de blessures augmente.
  • Le syndrome du coucher du soleil : Un comportement très agité qui devient plus prononcé en fin de journée, c’est une caractéristique commune des femmes atteintes d'Alzheimer. Cela peut faire des ravages sur les soignants, et quand il commence à sévèrement perturber la routine familiale, c'est peut-être un signe que le fardeau des aidants naturels est trop difficile à gérer.
  • L’agression verbale, physique et même sexuelle fréquente arrive chez les personnes atteintes de démence, les soignants et les autres membres de la famille peuvent souffrir ou commencer à sentir plein de ressentiment. Quand ces signes apparaissent, alors il est temps de commencer à penser à un placement.
  • Les questions de sécurité : Il faut se poser des questions honnêtes sur la santé du proche âgé et de notre propre capacité à prendre soin de lui. La personne atteinte de démence devient dangereuse dans sa propre maison.
  • L’escalade des besoins de soins : La santé de la personne atteinte de démence est un risque pour l'aidant. On est parfois confronté à des besoins de soins de la personne au-delà de nos propres capacités physiques. Si on peut répondre oui à ces questions, alors, il est peut-être temps d'avoir une conversation familiale difficile.
  • Le stress de l'aidant naturel ou autres symptômes peuvent être juste un signe des comportements de démence. Le stress de l'aidant peut indiquer un besoin d'aide, un récent article paru en février 2013 dans the New York Times a examiné les coûts psychologiques, de soins et de la prise des décisions difficiles de soins, dont certains professionnels comparent aux effets du stress post-traumatique.

Les aidants peuvent présenter des symptômes comme des pensées intrusives, désactivant l'anxiété, l'hyper-vigilance, comportements d'évitement, et bien plus encore. On attribue souvent ces symptômes non seulement aux pressions que subissent les aidants qui s'occupent d'une personne atteinte de démence, mais aussi à des perturbations de sommeil normal et les habitudes qui résultent quand on consacre autant de temps à l’alimentaire qu’à la prestation de soins, quand le cerveau est toujours en état d'alerte, beaucoup de choses peuvent arriver. On mange mal, la nutrition va aller mal et on souffre de santé physique.

On constate parfois que le proche a besoin de plus d'aide que ce que nous pouvons donner. Il n’est jamais facile de décider entre le maintien à domicile et l’entrée dans une résidence de retraite, le chagrin et la culpabilité des soignants sont des réactions courantes quand on place des personnes âgées hors de leurs maisons. Nous perdons souvent le proche deux fois (pour la maladie, et pour l’entrée en maison de retraite). Les Aidants peuvent se demander s'ils pouvaient ou aurait dû le faire plus tôt. On peut se sentir mal à l’aise à cause de la séparation pour placement dans un autre endroit. Parfois la dynamique familiale est difficile, c'est pourquoi il faut planifier cela à l'avance. Si l’on sait que le proche est dans les premiers stades de la maladie, d'abord, il faut rassembler tous les documents. Il faut éviter le déni, et avant le début de démence qui affecte la santé cognitive du proche, il est important d'avoir quelqu'un pour aider à recueillir les écrits et prendre les décisions critiques, que ce soit un ami, un membre de la famille ou un médecin. Planifier à l'avance, avoir informé et impliqué les personnes appropriées dans la décision aidera finalement à faciliter le processus. La meilleure façon d'être là pour le proche est de l’aider à trouver le bon endroit avec les soins appropriés. Il faut  visiter les résidences avant de choisir et de s’assurer qu'ils ont des activités et un soutien médical approprié pour les patients atteints de démence.

En tant qu'aidant, il peut être assez difficile de trouver du temps pour prendre soin de son proche âgé, et encore moins de soi-même si le proche est dans le placement. Mais rester en bonne santé est l'une des meilleures choses que l’on peut faire pour fournir l'appui dont a besoin le bien-aimé. Organiser une brève incursion dans les soins de répit, est un moyen d'obtenir quelque temps pour se reposer et récupérer, surtout si l’on prend soin d'un proche à la maison. Prendre soin de notre santé mentale est également essentielle, et il y a beaucoup d'avantages à chercher un cercle de soutien pour être soutenu quand les temps sont difficiles. Les consultations, thérapies et groupes de soutien existent pour aider les aidants en passant par les transitions liées à Alzheimer et la démence.

Avec l'installation, il faut vérifier que le proche soit bien placé. De nombreuses résidences offrent des groupes de soutien et d'autres ressources pour les familles. Ces ressources peuvent aider à se réconcilier avec l'idée que parfois la meilleure décision pour la santé et le bonheur des deux parties serait de placer le bien-aimé dans une résidence appropriée.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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