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La clé pour retarder le vieillissement et les maladies

21/07/2016

Une étude espagnole du Centro Nacional de Investigaciones Oncológicas (CNIO-Madrid) publiée en mars 2016 dans la revue Nature Communications rappelle et révèle deux points essentiels et parfois controversés : l'accumulation progressive de dommages cellulaires joue un rôle très important dans l'origine du vieillissement. Et, en augmentant la capacité antioxydante globale de nos cellules, plutôt que de leur donner tel ou tel antioxydant, il serait possible de lutter contre ce vieillissement. Des conclusions simples, du moins en théorie, mais testées avec succès sur l’animal.

L'étude délivre finalement une clé précise pour augmenter les défenses antioxydantes naturelles de l'organisme, ralentir le processus de vieillissement et augmenter ainsi la longévité. Il existe de nombreuses sources de dommages cellulaires, comme les radicaux libres par exemple, cependant, en pratique, les essais cliniques basés sur une supplémentation en antioxydants ont échoué à retarder le vieillissement.

Ces scientifiques espagnols ont donc fait l’hypothèse qu’en augmentant la capacité antioxydante globale des cellules, soit les défenses antioxydantes naturelles de l'organisme, ils parviendraient à obtenir un effet plus significatif sur le vieillissement. L’approche, génétique, s’est concentrée sur l'augmentation des niveaux de NADPH, une molécule relativement simple, curieusement encore peu étudiée, mais d’une importance capitale dans les réactions antioxydantes de l’organisme. En pratique, ils ont développé des souris transgéniques présentant une expression accrue dans tout le corps d’une des enzymes clés pour la production de NADPH, à savoir, la glucose-6-phosphate déshydrogénase (G6PD) :

  • Chez ces souris, l’augmentation des niveaux de G6PD et donc de NADPH, augmente les défenses antioxydantes naturelles de l'organisme, les protège contre les dommages oxydatifs, ralentit le processus de vieillissement, réduit la résistance à l'insuline, et augmente la longévité,
    • les cellules de ces animaux transgéniques deviennent plus résistantes à l’exposition à des traitements oxydatifs toxiques,
    • à long terme, les niveaux de dommages oxydatifs apparaissent plus faibles que chez les animaux non transgéniques du même âge,
    • et avec la surproduction de G6PD, le risque de cancer n’est pas augmenté.
  • Enfin, et c’est le résultat principal, le processus de vieillissement chez les souris transgéniques est significativement retardé, le métabolisme du sucre amélioré et toute comme la coordination motrice et la mobilité. Précisément, les femelles transgéniques vivent 14% plus longtemps que les souris non transgéniques. Cependant aucun effet significatif sur la longévité des mâles n’a été observé, ce qui devra être expliqué.

Ainsi, l’augmentation de la G6PD améliore vraiment les défenses antioxydantes et, surtout, ouvre un nouveau paradigme dans la lutte contre le vieillissement, soit travailler sur la défense globale de l’organisme. La clé suggérée est donc d’améliorer toutes les enzymes antioxydantes d'une manière globale et de stimuler tous nos mécanismes antioxydants naturels. Il reste à développer de nouveaux médicaments ou suppléments nutritionnels basés sur ce principe ou qui, dans un premier temps, participent à augmenter les niveaux de NADPH.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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