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Moins de complications et de fuites avec le laser pour l’Adénome de la prostate

05/08/2016

C’est une nouvelle technique mini-invasive de l’adénome de la prostate qui offre une alternative appréciable à la chirurgie : le traitement au LASER (Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation) qui permet de réduire le volume excessif de la prostate et aux patients de retrouver un bon fonctionnement de leur appareil urinaire. En effet, chez les patients traités pour un adénome de gros volume, le traitement au laser réduit la perte de tonicité du sphincter et donc le risque de fuites urinaires.

L’adénome (ou hyperplasie) de la prostate, une pathologie bénigne mais qui évolue avec l’âge, à partir de 50 ans. L’adénome correspond à une augmentation du volume de la prostate, qui comprime l’urètre et entraîne des troubles urinaires avec des envies impérieuses et fréquentes d’uriner (incontinence par impériosité) et une difficulté à vider la vessie. Lorsque la miction devient un problème, il faut consulter. L’adénome hypertrophique de la prostate se présente comme une couche blanche enrobant l’urètre qu’il faut détacher et évacuer.

Le choix du traitement se faisait, jusqu’à la mise en œuvre de cette alternative en fonction de la taille de l’adénome suivant des indications précises,

  • jusqu’à 60 cm3 : par résection ou grattage de la prostate par endoscopie,
  • supérieur à 60 cm3 : chirurgical (adénomectomie : ablation de l’adénome par chirurgie ouverte). 2/3 des adénomes sont inférieurs à 80 cm3, le volume moyen se situant autour de 60 cm3.

Aujourd’hui l’adénome de 60cm3 à 200 cm3 peut être découpé par le laser, repoussé dans la vessie puis morcelé et aspiré. Le choix des protections avant et après l’intervention, pourra se faire en fonction du type de fuites urinaires. Le laser vient donc remplacer la chirurgie ouverte, avec de multiples avantages,

  • une diminution importante de la durée moyenne d’hospitalisation, soit 5 jours au lieu de 9,5 pour une chirurgie,
  • un allègement des soins post-opératoires : pas de pansement, pas d’antalgique, pas de transfusion,
  • une réduction de la durée de sondage (2 jours au lieu de 4,5),
  • la possibilité pour les patients sous traitement antiagrégant plaquettaire d’accéder à ce traitement sans risque,
  • enfin, une réduction du risque de complications, dont, pour les patients traités pour un adénome de gros volume, une réduction de la diminution de tonicité du sphincter et donc du risque de fuites urinaires.

En France, depuis le 1 janvier 2014, 50 hommes âgés en moyenne de 70 ans et souffrant d’un adénome de la prostate ont eu accès à cette alternative au département d’urologie, andrologie et transplantation rénale du CHU de Toulouse.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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