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La nouvelle piste anti-âge avec le MC1R

11/09/2016

Une étude de chercheurs de l'Institut de génomique de Beijing en Chine, de l’Institut Erasmus, de l'Université de Leiden (Pays-Bas) et de l'Université de Leeds (UK), présentée en avril 2016 dans la revue Current Biology désigne le gène MC1R (melanocortin-1 receptor) comme une cible prometteuse pour de nouveaux traitements anti-âge, en effet, les chercheurs ont rapproché l'âge perçu du visage et la génétique chez des milliers de participants âgés, et confirment l’impact de 4 variants du gène MC1R à quelques années de plus ou de moins que son âge. Ce gène, MC1R, associé à la rousseur est peut-être aussi prometteur pour prolonger une apparence de jeunesse.

Manfred Kayser de la faculté de médecine de l'Université de Rotterdam aux Pays-Bas, principal auteur de ces travaux affirme que pour la première fois, on a trouvé un gène qui explique en partie pourquoi certaines personnes paraissent plus âgées tandis que d'autres font plus jeunes que leur âge. La rousseur est un trait partagé par à 1 à 2% de la population avec une prévalence un peu plus élevée (2 à 6 %) dans les pays du Nord. Elle est liée à 2 copies d’un variant du gène MC1R sur le chromosome 16, ce qui entraîne une mutation de la protéine MC1R. Les chercheurs ont examiné, via une grande étude pangénomique, menée sur 2.693 participants Néerlandais âgés, les effets de 4 variantes du gène MC1R. L’apparence de jeunesse du visage des participants a été classée en catégories d’âge de 5 ans, à partir de photos de face et de côté. Les rides et les taches de rousseur ont été mesurées objectivement en utilisant un logiciel d'analyse d'image. Enfin, l'ADN des participants a été analysé pour identifier les variantes d’ADN ou polymorphismes nucléotidiques simples (SNP) les plus fortement associées avec l'âge perçu du visage. Enfin, les chercheurs ont validé leurs résultats sur 2 autres cohortes, la Leiden Longevity Study menée sur 599 participants et la TwinsUK Study sur 1.173 participantes.

L’analyse permet ainsi d’identifier plusieurs variantes sur le gène MC1R significativement associées à l'âge perçu, après ajustement pour l'âge, le sexe et les rides,

  • 4 de ces variants MC1R précédemment associés aux cheveux roux et à la peau pâle sont considérés comme des marqueurs prometteurs pour une étude plus approfondie,
  • par rapport aux participants qui ne portent pas l'une de ces 4 variantes,
  • être porteur d’une seule copie d’une de ces variantes, entraîne une apparence d’environ 1 an de plus que son âge,
  • de 2 copies, 2 ans de plus que son âge,
  • l'effet de ces variantes semble plus marqué chez les hommes que les femmes.

L’étude ne conclut pas, en effet, qu’avoir des traits associés à la rousseur implique une apparence plus ou moins jeune : la conclusion est que ce gène MC1R dont certaines variantes sont déjà associées à la rousseur, est également impliqué dans l’apparence de la jeunesse mais tout à fait indépendamment de sa fonction de production de mélanine dans la rousseur. C’est donc, indépendamment de sa fonction dans la rousseur, une cible génétique à creuser dans la recherche de nouveaux traitements anti-âge.

Les auteurs concluent qu’il y a probablement beaucoup d'autres variantes génétiques inexplorées qui ont également un lien avec le vieillissement. De plus notre génétique n’est pas seule en cause dans notre jeunesse et de vitalité. Notre mode de vie, aussi.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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