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Traitement des problèmes de comportement de la démence

02/09/2016

La démence et la maladie d’Alzheimer présente souvent un challenge de comportement difficile à gérer en cours de la maladie surtout vers la fin. La colère, la tristesse, la paranoïa, la confusion et la peur que connaissent les personnes atteintes de ces maladies peuvent entraîner des discours agressif, violent, et parfois même actes violents. La compréhension et la gestion du comportement de la démence doit passer par des stratégies efficaces dans la gestion de comportement de la démence. Il est évident que des difficultés de communication peuvent être un des aspects troublants de s'occuper d'une personne atteinte d'Alzheimer ou tout autre type de démence et c'est toujours très frustrant pour ceux qui ont la maladie ainsi que leurs proches. Bien qu'il puisse être difficile de comprendre pourquoi les personnes atteintes de démence agissent comme ils le font, l'explication est due à leur maladie et aux changements provoqués dans le cerveau. Si le bien-aimé dit quelque chose de choquant, il faut réagir calmement et efficacement en se familiarisant avec certaines situations courantes qui surviennent lorsque la personne est atteinte de démence.

Premièr cas rencontré : Discours ou actes agressifs, des déclarations telles que « je ne veux pas prendre de douche » ou « je veux rentrer chez moi » ou encore « je ne veux pas manger » peuvent dégénérer en un comportement agressif. La chose la plus importante à retenir à propos des agressions verbales ou physiques, affirme l'Association the Alzheimer’s Association, est que le bien-aimé ne le fait pas exprès. L'agression est habituellement déclenchée par quelque chose, souvent l'inconfort et des facteurs environnementaux comme se retrouver dans une situation non familière, ou encore un manque de communication. Beaucoup d'agressions viennent de la peur,  les personnes atteintes de démence sont plus aptes à frapper, à donner des coups de pied ou mordre en réponse à leur sentiment d’impuissance ou de peur. Au fur et à mesure que la maladie progresse, les sautes d'humeur aussi. La personne pourrait être parfaitement bien un moment et le lendemain crier et devenir physiquement agressif. Cela reste un mystère quant à ce qui a incité la cause. Pour les aidants, c’est souvent en s'habillant ou en se baignant que l’agression est provoquée. De même, toucher le proche, même pour essayer de lui tenir la main ou lui frotter le bras ou sa jambe peut avoir un résultat désastreux. La meilleure ligne de conduite dans cette situation est de calmer le jeu et lui laisser de l'espace.

  • Il est conseillé de chercher à identifier la cause pour répondre à une agression causée par la démence, c’est quoi qui rend la personne agressive ? Une fois que l’on a fait en sorte que la personne soit plus hors d elle-même ou de mettre quelqu'un d'autre en danger, on peut essayer de détourner l'attention vers autre chose, en s'exprimant dans un cadre calme et de manière rassurante. C'est la où vraiment on se rend compte que le bien-aimé est si important. La meilleure ligne de conduite est de laisser de l'espace dont il a besoin.
  • Il faut éviter de se livrer à une discussion ou forcer la question sur ce qui a crée l'agression. Ne jamais empêcher par la force la personne à moins qu'il n'y a absolument pas d'autre choix pour préserver sa santé. Les experts révèlent que  le plus grand moyen d'arrêter un comportement agressif est de supprimer de notre vocabulaire par exemple le mot « non ».

Deuxième cas rencontré : Confusion au sujet de temps ou de lieu, des déclarations telles que « Je veux rentrer à la maison », « Ce n'est pas ma maison »,  ou encore  « Pourquoi sommes-nous ici » sont les réactions les plus courantes pour un patient Alzheimer ou atteint de démence vivant dans un établissement de soins. Vouloir rentrer à la maison est une réaction normale pour tout individu. Ne jamais oublier que l’Alzheimer provoque des dommages progressifs au fonctionnement cognitif, et c'est ce qui crée la confusion et la perte de mémoire. Il y a aussi une composante psychologique, Souvent, les gens tentent de revenir à un endroit où ils avaient plus de contrôle dans leur vie.

  • Il y a plusieurs façons pour répondre aux questions qui indiquent que le proche est confus à son sujet. L’Association Alzheimer suggère que des explications simples avec des photos et autres rappels corporels peuvent aider. Parfois, cependant, il peut être préférable de rediriger la personne, notamment dans le cas où on place le bien-aimé dans un établissement. La meilleure solution consiste à en dire le moins possible sur le fait qu'ils ont tous leurs biens déjà emballés et essayer de les rediriger, et trouver une autre activité, comme une promenade ou obtenir une collation. S’ils posent des questions spécifiques telles que « lorsque nous quittons » il faut répondre que nous pouvons laisser à plus tard pour cause de trafic ou prévision météo mauvaise ou qu’il est trop tard pour partir ce soir. Il faut amener la personne à se sentir plus sûre, même si c’est un mensonge thérapeutique.
  • Il faut éviter de Longues explications qui ne servent à rien. On ne peut raisonner avec une personne atteinte d'Alzheimer ou de démence. En fait, nous déclenchons souvent la réponse en fonction des questions que nous nous posons.

3eme cas rencontré : Mauvais jugement ou des problèmes cognitifs, des accusations infondées, « Tu as volé mon aspirateur », des problèmes avec les finances, « J'ai un problème avec l’appoint ou de pourboire sur une note de restaurant », d'autres exemples d’épargne ou de stockage inexpliqués et des répétitions sur des déclarations ou des tâches. La détérioration des cellules du cerveau causée par la maladie est un coupable particulier qui montre le mauvais jugement ou les erreurs dans la pensée des comportements. Cela peut contribuer à avoir des délires, ou de fausses croyances. Certains de ces problèmes sont évidents, comme lorsque quelqu'un épargne des objets ménagers, ou accuse un membre de la famille de le voler. Certains sont plus subtiles, cependant, la personne peut ne pas se rendre compte qu'elle a des ennuis avec les choses qui n’ont jamais été utilisée. A ce moment la, toute discussion génère l'effet contraire, ou tout commentaire accueilli avec colère ou des larmes.

  • Il faut tout d'abord évaluer l'ampleur du problème. Etre curieux si on ne veut pas demander en jetant un œil aux factures. Parfois les paiements sont en souffrance ou les factures ne sont pas payées du tout. On peut également feuilleter leur chéquier et regarder les finances ou recalculer le pourboire dans un restaurant. L’Association Alzheimer affirme que c’est encourageant et rassurant de ne pas voir l’existence de ces changements. En outre, on peut réduire souvent les frustrations et les embarras en offrant de l'aide pour de petits services à rester organisé. En scrutant par exemple les comptes, on peut apercevoir des erreurs ou des découverts, et le fait d’en parler de façon anodine peut soulager le bien aimé, d’autant si on lui propose de les traiter à l’avenir, on aboutit souvent à un grand soulagement après en avoir parlé. Et à  partir de là, au fil du temps, on est progressivement en mesure de mieux contrôler les finances du parent âgé.
  • Il faut éviter de ne jamais remettre en cause sa capacité à gérer la situation dans ces circonstances et ne pas le faire ouvertement, ou essayer de discuter avec eux. Toute réponse qui peut être interprété comme accusatrice ou mettre en doute sa capacité à gérer leurs propres affaires ne sert qu'à la colère et à les mettre sur la défensive.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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