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L’aspirine pour traiter l’accident ischémique transitoire

10/10/2016

Les conclusions d’un examen britannique de la littérature présentées en mai 2016 dans la revue the Lancet suggèrent que l'aspirine peut aussi être d’une grande efficacité pour dissoudre les caillots sanguins responsables d’accident vasculaire cérébral (AVC) mineurs, elles soutiennent donc la recommandation actuelle de traiter les patients atteints d’AIT ou d'AVC ischémique causés par un caillot de sang avec de l'aspirine, mais impérativement dans les meilleurs délais. Ainsi, des patients victimes d’accident ischémique transitoire (AIT) traités immédiatement avec de l'aspirine ont un risque très réduit de connaître un nouvel AVC plus sérieux.

L’AIT se produit lorsqu'un caillot de sang bloque temporairement le flux sanguin dans le cerveau. Cela provoque un certain nombre de symptômes dont un engourdissement ou une faiblesse du visage, des bras ou des jambes, ainsi que des étourdissements et des problèmes d'élocution et de vision. Des symptômes qui s’estompent généralement rapidement mais qui doivent être pris en compte comme un signe d'avertissement de risque de second AVC, plus sévère au cours des semaines suivantes.

Cet examen de la littérature révèle que la prise d'aspirine réduit ce risque de nouvel AVC d'environ 60% au cours des 6 semaines suivantes, et de 70% le risque d’AVC fatal. Le principe retenu pourrait donc être, en cas de premiers symptômes d’AVC, de prendre immédiatement un comprimé d’aspirine puis, bien évidemment, de rechercher en urgence une aide médicale. Cependant, le risque possible d’une prise immédiate d’aspirine est, en cas d’AVC causé par des saignements dans le cerveau, d’aggraver la situation. Bref, le traitement par aspirine doit rester sur préconisation médicale.

Les chercheurs de l'Université d'Oxford, d'Utrecht, de Duisburg-Essen et de Lund ont effectué cette méta-analyse d'essais contrôlés randomisés et mis en commun les données d'un certain nombre des études retenues pour évaluer l’efficacité de l'aspirine administrée juste après un AVC ischémique ou un AIT dans la prévention d’un second AVC. Dans les essais retenus, les participants avaient reçu l’aspirine dans les 48 heures suivant l’AVC. L’analyse montre que :

  • le risque d’AVC à répétition dans les 6 semaines suivant le premier événement est réduit d'environ 60% par cette prise rapide d’aspirine, moins de 1% des patients ayant pris de l'aspirine dans les délais, a connu une nouvelle attaque, versus 2,3% chez les patients n’ayant pas pris le médicament,
  • le risque d’AVC mortel dans les 6 semaines suivant le premier événement est réduit, avec l’aspirine, d'environ 70%,
  • les personnes victimes d’un AIT ou  AVC mineur sont les plus susceptibles de bénéficier de ce traitement par aspirine,
  • enfin, le risque de second AVC entre 6 et 12 semaines après le premier, est également réduit pour les patients ayant pris de l'aspirine, cependant, après 12 semaines, les participants qui ont pris l'aspirine sont plus susceptibles d'avoir un autre AVC : cela suggère que les effets de l'aspirine sont bénéfiques mais seulement dans les semaines qui suivent l’AVC ou l'AIT.

Les chercheurs concluent que les effets de l'aspirine, pris immédiatement après un premier AVC ou AIT pour réduire le risque de second AVC, ont été bien sous-estimés.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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