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La vulnérabilité sociale annonce la vulnérabilité cognitive

05/10/2016

Une étude américaine de Brigham and Women's Hospital documentée dans le Journal of General Internal Medicine en 2016 suggère que de petits changements dans les relations sociales peuvent chez les plus âgés, être interprétés comme des signaux de déclin cognitif précoce qui apparaissent comme autant de signes d’alerte de déclin de la mémoire et de la pensée. Des signes de vulnérabilité sociale. Les chercheurs ont analysé les données de 3.310 personnes, âgées entre 62 et 90 ans, vivant toujours dans leurs communautés et participant à l’étude National Social Life Health and Aging Project.  Les participants, répartis en 3 groupes, en fonction de leur degré de déclin cognitif (fonctionnement normal du cerveau, déficience cognitive légère (MCI) et démence), ont été interrogés sur la densité et la taille de leurs réseaux sociaux, sur leurs contraintes et le soutien social et familial reçu, et sur leur participation aux événements communautaires, des changements dans la vie sociale associés au déclin cognitif précoce chez les participants à déclin cognitif croissant, les réseaux sociaux s’amenuisent, s’avèrent plus interconnectés, plus concentrés sur la famille : ainsi, chez les patients atteints de démence, les parents représentent jusqu’à 73% du réseau social du patient, versus 65% chez les patients en bonne santé cognitive.

Une réduction de la cognition inférieure rend plus difficile le maintien de liens plus diversifiés et plus lointains. Les familles se rapprochent d’un parent qui commence à présenter des pertes cognitives, mais les amis plus lointains ont tendance à s’éloigner. Ainsi, un réseau social limité à la famille proche est souvent le signe, chez un patient âgé, d’un déclin cognitif avancé. 

Enfin, les personnes dont les capacités cognitives sont en déclin ont tendance à participer de moins en moins aux activités de groupe, bénévoles ou de la communauté.

Bref, le réseau social et son évolution au fil du temps, apparaît ici, chez le patient âgé comme un facteur prédicteur de sa santé cognitive. Des résultats qui doivent inciter évidemment les cliniciens à s’enquérir du soutien social dont bénéficie le patient mais qui peuvent également permettre de mieux comprendre comment des changements dans les relations sociales d'une personne âgée peuvent prédire le début d’une déficience cognitive, puis d’un déclin cognitif plus sévère. Bref la vulnérabilité sociale est définitivement associée à la vulnérabilité cognitive. Une relation à 2 sens très probablement.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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